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 Détente au parc *Philippe

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Heide J. Westerlan

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MessageSujet: Détente au parc *Philippe   Sam 26 Juil - 11:56

Il était 8h30 du matin. Heide était déjà à l'écurie, bien réveillée, un café à la main. Elle essayait de se repérer un peu dans le vaste domaine, ayant un certain mal à se souvenir de tout. Garance lui avait fait visiter chaque recoin des Wild At Heart Stables, mais il fallait tout de même un certain temps à l'Allemande pour se faire ses marques. Une question de temps, comme toujours. Trouvant son cheval, un magnifique Trakehner à la robe bais clair, au corps fin et musclé, robuste, au box, encore ensomeillé, elle ne put s'empêcher de rire. Un rire doux, léger. Agréable à l'oreille, comme une brise d'été, caresse éphémère... Brighton, malgré son caractère bien trempé -il était entier, après tout, savait se montrer calme, détendu. C'était rare, mais appréciable. Les yeux à demi fermés, la tête posé dans la paille, la respiration lente et profonde, il avait l'air heureux. C'était l'essentiel, pour sa cavalière. Tant pis si ce n'était pas un cheval de courses, avec qui elle pourrait retrouver l'ivresse des grandes compétitions. Il était bon en dressage et en saut d'obstacles. Elle se recyclerait là-dedans, au pire. Après tout, le CSO, elle en avait pas mal fait, étant plus jeune... Une vague lueur nostalgique passa dans ses yeux. Eclair furtif. Ouvrant le box de Brighton, celui-ci ouvrit les yeux lentement, battant des paupières avec les premiers rayons de soleil qui filtraient à travers les vitres de l'écurie « Spring ». Il dégna finalement se lever, se secoua, et s'approcha de sa cavalière un peu brusquement.

« Salut, toi. Wie geht's? »

Une habitude. Lui parler en Allemand, parfois. Il venait de là-bas, après tout: il devait bien comprendre un petit peu, non? Comme toute réponse, il lui mordilla la manche de sa jaquette. Soit. Lui donnant une carotte, et l'équipant en guêtres, cloches, et couverture filet, elle le sortit, pour aller direction les prés. Le jeune entier tirait sur la corde, piaffant et s'excitant de plus en plus, à mesure qu'ils s'approchaient des premiers parcs. Immenses, remarqua la jeune Allemande. Elle le lâcha, manquant de justesse de partir avec lui, alors qu'il y allait joyeusement, d'un galop effreiné. Boquant, sautant en l'air, se cabrant, hennissant: elle avait bien fait de le lâcher un peu, sinon, il aurait fait cela, mais avec elle sur son dos. Refermant tranquillement les barrières, elle remarqua, un peu plus loin, sur un petit talus, un banc en bois grossier. L'herbe étant encore humide de rosée, elle n'avait pas trop envie de poser ses fesses dessus. Marchant d'un pas serein, elle alla s'y asseoir, sans quitter des yeux son cheval, l'air rêveur. Elle se souvenait parfaitement de la première fois qu'elle l'avait vu. Il était fou. Dangereux, presque. Il attaquait. Elle avait dû le dresser. Avec douceur, bien sûr. Heide n'était pas très fan, voir pas du tout, des méthodes dures. Comment diable pouvait-on espérer être plus fort qu'un cheval de quatre-cent à cinq-cent kilos, hein? C'était totalement stupide. Il fallait savoir tisser un lien avec. Communiquer. C'était cela. Rien d'autre qu'une communication, qu'il fallait faire perdurer...
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Philippe Montigny

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MessageSujet: Re: Détente au parc *Philippe   Sam 26 Juil - 12:17

La fraîcheur de cette matinée de septembre pénétra Philippe alors qu'il sortait pour s'aérer l'esprit et aller voir son hongre de bon matin.
Quand il entra dans l'écurie Dym hennit. e hongre connaissait le rituel par coeur depuis le temps qu'il était ici. Tous les matins ou presque depuis qu'ils étaient arrivés Philippe appliquait le même rituel: se lerver, aller chercher Dym, le lâcher un peu dans les prés ou les paddocks, le rentrer.
Aujourd'hui il avait choisi le pré car il comptait le laisser un peu de temps dehors.
Il avait mis les gupetres fermés à son hongre pouré viter qu'un trop gros coup de bonheur ne le besse. Parfois il était un peu cakos sur les bords mais Philippe l'aimait comme ça.
Il prit le licol et le lui passa avant de se mettre en route vers les prés. Ses bottes et les sabots du cheval résonnèrent sur le sol en béton avant de s'estomper dans le lointain sur le gravier et les chemins. Il n'y avait pas un son plus agréable que celui-ci dans l'esprit du jeune homme.

Il ouvrit la barrière du pré, fit passer son cheval et la referma. Dym frémissait, ses muscles attendaient le signal du départ: le licol retiré.
Doucement les doigts de Philippe firent glisser la boucle et le hongre se dégagea dans un bond avant de partir au galop vers le fond du pré.

C'était un de moments que le jeune homme aimait: pouvoir palper cette puissance, cette boule de muscles, de nerfs, de vie...

Il sortit du pré et remarqua un autre cheval, plus costaud que le sien qui faisait cependant comme lui: le fou, dans son champ. Il s'approcha de la barrière et regarda le cheval évoluer. De toute évidence c'était un de ces chevaux allemands taillés pour le sport. Philippe adorait ce style de chevaux. Si il n'avait pas craqué sur un pur sang, il se serait tourné vers eux...

Il se tourna enfin, pour se reconcentrer sur le sien et remarqua la jeune femme assise plus haut. Il dit poliement:


- Bonjour

Et afficha un sourire, sans doute était-elle la propriétaire de l'animal. Il n'avait jaais vu cette femme ici et se demandait si elle faisait partit du personnel ou des élèves de l'école. Peut-être même des amis de la famille de Garance...
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Heide J. Westerlan

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MessageSujet: Re: Détente au parc *Philippe   Dim 27 Juil - 13:38

Alors qu'elle observait son jeune entier faire le fou dans son parc, Heide remarqua un nouvel arrivant. Un jeune homme, qui devait avoir son âge, ou tout du moins, la vingtaine, tenait un cheval bai foncé, presque noir, à la main. Il le lâcha dans un parc, celui-ci se défoulant à son tour avec un plaisir non dissimulé. Un mince sourire rêveur se dessina lentement sur les lèvres de l'Allemande, alors qu'elle observait les deux chevaux en train de sauter dans tous les sens. « Bonjour ». Elle détourna ses yeux des deux équidés pour les poser sur le jeune homme qui venait de la saluer...

« Bonjour, monsieur. » répondit-elle en lui rendant son sourire, une lueur amusée dans le regard.

Avec l'éducation qu'elle avait reçue, elle se montrait d'une politesse, certes exquise, mais qui pouvait paraître surfaite. Enfin... Une simple habitude, rien de plus.

«
Monsieur comment, d'ailleurs, si j'ose vous demander... ? » ajouta-t-elle, les sourcils levés.

Dans son parc, Brighton poussa un hennissement puissant, soufflant bruyamment, avant de partir dans son coin, au petit trot, et de commencer une occupation qui lui tenait à coeur: se remplir le ventre de bonne herbe bien verte.

« Vous avez un joli cheval. C'est un Pur-Sang, non? »

L'animal était moins 'robuste' que le sien, ses membres plus fins. L'allure typique d'un cheval de course. Elle les connaissait bien, étant jockey, et ayant fait beaucoup de compétition, en Europe... Sa question n'était donc qu'un moyen comme un autre d'engager la conversation: il était plus qu'évident, que c'était un Pur-Sang. Un magnifique Pur-Sang, d'ailleurs, au goût de la jeune femme.

« Désolée, je ne me suis pas présentée: moi c'est Heide.» ajouta-elle, le regard pétillant.

Elle ne disait jamais son nom de famille. Peut-être qu'ici, on ne la connaissait pas autant que sur les hyppodromes européens, il est vrai, mais la célébrité n'avait jamais vraiment été son 'dada'. Elle n'allait pas cracher dans la soupe: le fait d'être considérée comme prometteuse, comme un réel talent avait quelque chose de valorisant, c'est vrai. Mais elle n'avait jamais, et ne montrait jamais, pour les médias. Elle le faisait pour elle. Egoïste? Pour ça, oui, peut-être...
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Philippe Montigny

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MessageSujet: Re: Détente au parc *Philippe   Dim 27 Juil - 18:31

La jeune femme qu'il venait de saluer lui rendit la pareil en ajoutant le "monsieur" que lui avait ommis de placer dans sa phrase... Il ne se formalisa pas la dessus, ça dépendait des gens, des générations, des époques, des régions. De toute évidence elle n'était pas de Californie...

Citation :
« Monsieur comment, d'ailleurs, si j'ose vous demander... ? »

Philippe se plaça face à elle, il a voyait mieux ainsi et pouvait détailer son physique...


- Montigny... Philippe. répondit-il à la jeune femme. Le cheval qu'elle observait hennit et fini par partir s'occuper d'une chose essentielle: l'herbe...

Citation :
« Vous avez un joli cheval. C'est un Pur-Sang, non? »


Philipe tourna la tête vers le hongre, il broutait paisiblement dans son pré, sans prêter attention au reste du monde.

- Oui, un thoroughbred... rescapé des champs de courses devenu cheval de saut. Il s'appelle Dym...

Philippe ne portait pas les courses dans son coeur depuis l'arrivée de Dym dans sa vie. le hongre avait, en effet, était dressé à la va vite, au chrono, et le boulot avait été long avant de le remettre dans le chemin de l'équitation classique. Heureusement les Lexington lui donnaient une nouvelle impression des courses et Philippe commençait à envisager que certains avaient du respect pour les animaux...

Citation :
« Désolée, je ne me suis pas présentée: moi c'est Heide.»


Philippe la regarda, Heide, un drôle de prénom... Peu courant, comme Philippe d'ailleurs... Il lui adressa un sourire. Elle était plutôt belle avec sa peau claire et ses cheveux blonds, et svelte, une cavalière sans aucun doute... Ele avait le physique de l'emploi.
Philippe, en la regardant, lui donnait à peu près son âge, à quelques années près.


- Ravi de vous rencontrer Heide dit-il en accentuant le prénom pour essayer de le prononcer comme la jeune femme. Rien n'était plus déasagréable que quelqu'un incapable de prononcer le prénom d'un autre correctement...

- Vous avez un bel étalon... Taillé pour l'obstacle...

Oui, il faisiat envi à Philippe. Des chevaux de rêves comme ça... Philippe en avait rêvé des nuits entières... mais il aimait Dym et il avait refusé de le vendre même pour acheter un cheval plus performant, plus qualiteux, plus racé que le pauvre petit pur-sang réfromé de la piste qu'il était. Ce petit pur-sang avait le coeur en or... et pour Philippe ça vallait toutes les médailles olympiques d'avoir une relation comme celle-ci avec un être vivant...
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MessageSujet: Re: Détente au parc *Philippe   Dim 27 Juil - 21:34

Le jeune homme se présenta comme étant un certain Philippe Montigny. S'étant placé en face d'elle, elle pouvait distinguer quelques détails de son physique. Bien que relativement petit, pour un homme, il était plus grand qu'elle, à en juger ainsi. Des yeux bruns... ou verts, elle n'était pas trop certaine, sur ce coup. Des cheveux bruns, vaguement bouclés. Il était plutôt bel homme, pensa-t-elle avec amusement.

« Un prénom qui vous prédestinait à suivre la voix de l'équitation, donc... »

Heide avait quelques notions de grec, pour en avoir fait une année. Philos, « qui aime », et hyppos « les chevaux ». Pas très difficile de faire le lien. Il lui présenta alors son cheval, rescapé des champs de course, disait-il, se recyclant dans le saut d'obstacle. Dym, qu'il s'appelait. Un joli nom. La jeune femme se demandait ce qu'il avait bien pu vivre de désagréable, sur les pistes de courses. Car on ne changeait pas d'orientation un cheval qui allait de l'avant, après tout. Rien n'était anodin, elle était bien placée pour le savoir. Mais discrète et polie, elle se tut, se contentant d'un mince sourire, et d'un bref coup d'oeil appréciateur lancé à l'hongre de Philippe. Ce dernier se disait ravi de la recontrer. En l'entendant accentuer son prénom, essayant de le prononcer avec le plus de justesse possible, elle laissa échapper un bref rire, doux et léger. Sincère.

« Moi de même, enchantée. » dit-elle en pouffant encore. « Ne vous ennuyer pas pour la prononciation: c'est Allemand, et non Anglais. Je n'ai jamais rencontré personne capable de s'en sortir à la perfection... »

Et puis, elle-même ayant gardé un certain accent, son Anglais n'était pas toujours perfect. Elle comprenait donc que son prénom puisse causer quelques... difficultés linguistiques. Vint alors le compliment sur Brighton. Bel étalon, taillé pour l'obstacle. Certes, le Trakehner était, bien que léger, relativement robuste. Déjà bien musclé pour son âge, il avait un bon dos, une encolure imposante, et un coup de saut admirable. Mais également un caractère qu'il fallait savoir gérer.

« Oh, il n'a même pas une année de débourage, vous savez, alors l'obstacle... il n'en est qu'à ses débuts! » dit-elle avec amusement.

N'empêche... il pourrait aller loin, si elle s'y prenait comme il fallait. Y arriverait-elle? Qui sait?...

« J'ai fait un peu de compétition d'obstacle, mais je suis plutôt spécialisée dans les courses sur le plat, alors... je vais essayer de voir comment il se débrouille. » murmura-t-elle au bout d'un moment, ses iris céruléennes posées sur la silhouette lointaine de son étalon avec douceur.

Elle le regardait toujours ainsi. Avec un mélange d'admiration, d'amour, d'amusement, des rêves brillant au fond de son regard. Une angoisse, aussi. Elle avait toujours peur de perdre un cheval. Elle se souvenait trop bien de celui qu'elle montait, le jour de son accident. Heide en ayant pour des mois d'hôpital, elle n'avait rien pu faire: aucun jockey ne voulait monter. Même ses amis, ils n'avaient rien voulu entendre. Les propriétaires non plus. Le cheval avait été piqué sans cérémonie. L'Allemande ne leur avait jamais pardonné. Elle n'arrivait pas à oublier. Et puis, une blessure, une maladie, c'était si vite arrivé! Alors comment diable pouvait-on se permettre de piquer un tel animal, hein? Non, elle ne comprendrait jamais. Elle ne voulait pas comprendre. Il y avait de ça, aussi. Son opiniâtreté.

« Enfin... Je ne suis pas en Californie depuis longtemps. Je veux un peu voir comment les beach boys gèrent la compétition avant de m'y lancer... Et puis, je n'aimerais pas trop brusquer Brighton. Il a déjà un certain sens de la compétition, je pense, mais les courses ne sont pas sans risques... »

Il faisait le tour de son parc, visitant avec une certaine curiosité, piquant un petit galop de tant à autres, effrayé par un oiseau qui s'envolait d'une branche, un bruit étrange... Le mince sourire de Heide s'élargit, face à ce spectacle, dont elle ne se lassait pas.

« ... Je n'ai pas envie de le perdre. Cela n'en vaut pas la peine... » termina-t-elle avec un haussement d'épaule, ses yeux se plongeant dans ceux de Philippe, à nouveau. « Mais vous-même? Vous faites de la compétition avec Dym? »
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MessageSujet: Re: Détente au parc *Philippe   Lun 28 Juil - 11:35

Citation :
« Un prénom qui vous prédestinait à suivre la voix de l'équitation, donc... »

Effectivement, Philippe était un prénom qui prédestinait à l'équitation... ça sonnait également très européens, français, voir allemand. C'était un prénom répandu majoritairement sous cette forme dans ces deux pays. Les italiens et les epagnols lui préfèraient Filippe ou Filippo...

Citation :
« Moi de même, enchantée. » dit-elle en pouffant encore. « Ne vous ennuyer pas pour la prononciation: c'est Allemand, et non Anglais. Je n'ai jamais rencontré personne capable de s'en sortir à la perfection... »

Anglais, Allemand, des langues si proches... Enfin celles du continent quoi... Oui parce qu'aux USA l'anglais n'était pas le même, comme au Canada, au Canada anglais, pas au Québec.
Si il y'a une langue que Philippe trouvait compliquée c'était bien le français... Tellement de temps à apprendre, et pour dire la même chose! Pourquoi autant de passés? Pourquoi autant de modes? Enfin, heureusement c'était allemand et l'allemand n'était compliqué que dans ses déclinaisons...


- J'essaierai d'y arriver... lui dit-il poliement. Ce n'était pas cinq lettres qui allait l'empêcher de prononcer un mot correctement.

Elle regardait son cheval fascinée. Philippe trouvait qu'elle avait dans son regard, l'étincelle de la passionée. Par ce là il entendait: celle qui aime les chevaux avant l'équitation et non l'inverse et c'était de plus en plus rare dans ce drôle de monde de la compétition où l'on changeait de partenaire quand on estimait qu'il nous avait apporté ce qu'il pouvait mais qu'on méritait mieux...


Citation :
« Oh, il n'a même pas une année de débourage, vous savez, alors l'obstacle... il n'en est qu'à ses débuts! » dit-elle avec amusement.

- Il est bien musclé. Bien travaillé il sera fantastique, j'en suis sûr. Par contre il semble avoir du sang et du caractère. Vous allez devoir composé avec lui. Philippe avait dit ça en regardant l'étalon qui, calmement, mangeait dans le pré...

Dym était l'opposé de ce cheval. Tout en finesse, toute en vitesse... Il aimait son pur sang... Oui il l'aimait énormément.


Citation :
« Enfin... Je ne suis pas en Californie depuis longtemps. Je veux un peu voir comment les beach boys gèrent la compétition avant de m'y lancer... Et puis, je n'aimerais pas trop brusquer Brighton. Il a déjà un certain sens de la compétition, je pense, mais les courses ne sont pas sans risques... »

- Je vous conseille de commencer par le hunter, c'est très populaire ici et vous pouvez vous faire plaisir plus facilement sur des petites barres sans risquer de trop brusquer votre cheval. Pour un début c'est presque idéal.

Le hunter, tellement populaire aux USA... On juge une position, une attitude, et au moins les gens savent sauter et ne visent pas un chrono, comme c'est agréabe de voir des tours bien monté dans le calme...

Citation :
« ... Je n'ai pas envie de le perdre. Cela n'en vaut pas la peine... » termina-t-elle avec un haussement d'épaule, ses yeux se plongeant dans ceux de Philippe, à nouveau. « Mais vous-même? Vous faites de la compétition avec Dym? »

Pourquoi le perdrait-elle? Philippe avait du mal à comprendre qu'on puisse "perdre" un tel animal... Pour l'instant il n'envisageait pas que Dym ne fut pas éternel, après... Après il appliquerait sans doute la phrase d'un des plus grands écuyers du XX° siècle, Nuno Oliveira: « On a tendance, de nos jours, à oublier que l'équitation est un art. Or, l'art n'existe pas sans amour. Mais celui qui n'a pas la discipline nécessaire et qui ne possède pas la technique ne peut prétendre à l'art. L'art, c'est la sublimation de la technique par l'amour. L'amour, afin qu'après la mort du cheval, vous ayez gardé en votre cœur le souvenir de cette entente, de ces sensations qui ont quand même élevé votre esprit au-dessus des misères d'une vie humaine. »

- Pour envisager la perte de votre cheval vous ne devez pas avoir eu une vie facile...

lâcha t'il à la jeune femme qui le regardait au plus profond de ses yeux... Il avait l'impression qu'on lui sondait l'âme...

- Oui je fais quelques petites compétitions, mais ce n'est que pour nous maintenir en forme. On ne tourne pas encore au haut niveau. On s'entraine. C'est le but de ma présence ici: acquérir un niveau et pouvoir aler plus loin avec lui si il peut, sinon je resterais dans les petites épreuves. Pas question de me séparer de lui.
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MessageSujet: Re: Détente au parc *Philippe   Lun 28 Juil - 14:11

« Il est bien musclé. Bien travaillé il sera fantastique, j'en suis sûr. Par contre il semble avoir du sang et du caractère. Vous allez devoir composer avec lui. » La jeune femme jeta un bref coup d'oeil à Brighton qui était reparti brouter un peu plus loin, l'air paisible. C'est vrai que pour son âge, il avait déjà une bonne musculature. Il faut dire que l'Allemande y attachait une importance toute particulière, de même pour le mental de son cheval. Si pour l'instant il était excellent, il fallait néanmoins le surveiller de près: il n'y avait rien de pire, selon elle, qu'un cheval mal dans sa peau. Cela se faisait ressentir par des signes physiques, et non seulement un refus de travailler, une certaine apathie... La robe d'un cheval, si elle était terne, était un signe avant-coureur de problème. Chose qui avait d'ailleurs toujours étonné la jeune femme.

« Il a un sacré caractère, c'est vrai. » avoua-t-elle au bout d'un moment, le regard toujours aussi pétillant. « Mais je préfère les chevaux comme ça. On me l'a souvent reprocher, d'ailleurs, alors qu'on voulait me faire monter des chevaux dits « faciles ». Je ne crache pas dessus, bien sûr. Ne pas devoir se battre pour obtenir quelque chose peut être agréable, il est vrai... mais j'ai toujours eu un faible pour les chevaux sortant du lot. »

Et elle avait l'oeil! Elle les repérait comme ça, d'un coup. Ils s'attiraient. S'énervaient. Se trouvaient. Formaient une paire. Un savant mélange entre le rapport de force et la douceur, le travail et le jeu. Heide ne s'en lassait pas. A chaque fois, le même boulot; il fallait tout recommencer. Travailler, encore et encore. Se remettre en questions. Penser qu'on n'était peut-être pas fait pour ce sport. Qu'on était nul. Sentir les choses. Avoir le déclic. Réussir...

Alors qu'elle évoquait la compétition, il lui conseilla de débuter par le hunter. S'il était populaire en Californie, il l'était aussi en Angleterre. Mais Heide n'avait jamais eu l'occasion d'en faire. Enfin... Il fallait un début à tout, n'est-ce pas? « Pour envisager la perte de votre cheval vous ne devez pas avoir eu une vie facile... » Elle détourna son regard, sans trop savoir que répondre. Tordant un peu ses mains, cachées par de fins gants brun, malgré le fait que, de un, elle ne montait pas à cheval pour le moment, et que, de deux, il ne faisait pas spécialement froid. Elle y voyait une toute autre utilité, pour sa part. Une échapatoire aux souvenirs, au passé...

« Oui. » répondit-elle en premier lieu, le regard dans le vague.

Que ce soit avec ses parents, qui ne lui avaient jamais porté un grand intérêt, en passant par ses études qui, bien que brillantes, n'en avaient pas moins été laborieuses, à la compétition, Heide n'avait pas eu une vie ordinnaire. Et ça ne serait sans doute jamais le cas, d'ailleurs. Elle ne s'en plaignait pas, bien sûr, mais certains épisodes de sa vie étaient difficiles...

« Disons simplement que... si la compétition peut être grisante, elle peut aussi se montrer cruelle. Tant envers le cheval que son cavalier. Je vous l'ai dit, les courses ne sont pas sans risques... et les sponsors, pas toujours très patients. »

Lui-même ne faisait que de petites compétitions, pour le moment. Il s'entraînait. Un élève, donc? Il fallait croire, oui. Un jockey ne ferait pas seulement de 'petites' compétitions. Il fallait bien rapporter de l'argent, après tout...
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Philippe Montigny

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MessageSujet: Re: Détente au parc *Philippe   Lun 28 Juil - 15:25

Citation :
« Il a un sacré caractère, c'est vrai. » avoua-t-elle au bout d'un moment, le regard toujours aussi pétillant. « Mais je préfère les chevaux comme ça. On me l'a souvent reprocher, d'ailleurs, alors qu'on voulait me faire monter des chevaux dits « faciles ». Je ne crache pas dessus, bien sûr. Ne pas devoir se battre pour obtenir quelque chose peut être agréable, il est vrai... mais j'ai toujours eu un faible pour les chevaux sortant du lot. »

Philippe l'écoutait parler, elle devait avoir un niveau d'équitation très important pour pouvoir dire préférer les chevaux avec du caractère. Une personne 'normale' préférait souvent un cheval fait et facile à gérer. En bon cavalier Philippe aimait monter des chevaux difficiles mais il aimait parfois avoir un cheval à boutons entre les jambes. Le type de cheval prêt, qu'on vait qu'à enclenchet... Un bonheur quand on doutait... Mais un cheval compliqué c'était le principe même de l'équitation: travailler à deux pour réussir. Trouver l'accord, le compromis, rater, réessayer, accepter que aprfois tout n'était pas 'ok', se remettre en cause, mais continuer, toujouts continuer parce que c'était là le principe même de ce sport...

- Pas assez de challenge avec un cheval facile? lui demanda t'il. Parfois on a besoin de se prouver qu'on vaut quelque chose...

et si cette fascination pour les chevaux difficiles étaient le reflet d'un manque chronique de confiance en soi pallié par l'animal? Maîtriser un animal de ce poids là c'était sans doute pouvoir se dire qu'on pouvait maîtriser sa vie... Le hongre de Philippe ne bougeait pas plus que ça dans son champ, heureux d'exister et de faire ce que tout cheval faisait très bien: manger.

Pendant ce temps Philippe regardait la jeune femme qui jouait avec ses mains gantées. Philippe n'y prêta pas plus attention que ça. Pourquoi? parce qu'on pouvait s'abimer les mains en montant et que porter des gants évitait d'aggraver les blessures du genre...


Citation :
« Disons simplement que... si la compétition peut être grisante, elle peut aussi se montrer cruelle. Tant envers le cheval que son cavalier. Je vous l'ai dit, les courses ne sont pas sans risques... et les sponsors, pas toujours très patients. »

Philippe tiqua... La compétition cruelle? Que voulait-elle dire? Cette femme exprimait ses idées à moitié, on sentait qu'elle en disait long sans pour autant le laisser entrevoir les blessures qui étaient cachées sous cette révulsion.

- Les sponsors... voilà il rêvait. Les sponsors, le rêve de tout cavalier fauché comme lui. Des gens qui payaient pour avoir leur noms portés en concours ou en courses. Joli étalage de la société de consommation... Philippe faisait partie, au même titre que la plupart des élèves, de familles moyennes qui n'avaient pas les moyens d'encourager financièrement leurs enfants à la poursuite de la compétition et travailler sans formation c'était ne pas compter ses heures dans un boulot qu'on haissait... Vendre des voitures, non, Philippe avait refusé un destin tracé dans sa région pour tenter sa chance en Californie...

- Je n'ai pas atteind ce niveau, je ne peux pas en juger. Je n'en ai pas fais les frais...
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Détente au parc *Philippe
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